Introduction
L’étude « Les Français et l’observance médicamenteuse » réalisée pour MedInTechs, est destinée à comprendre et analyser les comportements face à un traitement de longue durée, les outils utilisés pour mieux gérer cette étape de vie, ainsi que les freins pouvant conduire à un suivi irrégulier du traitement.
Cette étude révèle plusieurs grands enseignements :
- L’oubli est massif et largement involontaire : 42% des patients sous traitement de longue durée ont oublié au moins une prise sur l’année, le plus souvent par “simple oubli”.
- L’observance est d’abord un sujet de quotidien (pas seulement de discipline) : 40% estiment que leur traitement “dicte” leur journée, et 39% se sentent en décalage entre les attentes médicales et ce qu’ils parviennent réellement à tenir.
- Une fracture générationnelle nette se dessine : les moins de 35 ans interrompent plus souvent leur traitement et vivent davantage la prise comme une contrainte (lassitude, charge mentale, besoin de “souffler”), quand les 65 ans et plus apparaissent globalement plus réguliers.
- Le risque d’interruption est particulièrement élevé au démarrage : les traitements récents sont les plus fragiles (67% d’interruptions chez ceux traités depuis moins d’un an, contre 38% au-delà), signe d’une routine qui met du temps à s’ancrer.
- Les outils existent, mais restent très minoritaires : pilulier (28%), alarmes/rappels téléphone (12%), application dédiée (4%)… Et ce, y compris chez ceux qui reconnaissent des oublis.
- Le levier le plus attendu n’est pas technologique mais pratique : pour 67% des patients qui oublient, une prise plus simple et moins contraignante serait la solution la plus efficace pour alléger la charge et tenir dans la durée.
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