Introduction
L’étude « Les Français, le vivre-ensemble et la lutte contre les exclusions » réalisée pour le Groupe SOS, est destinée à comprendre et analyser l’opinion des Français sur le vivre-ensemble. Elle vise notamment à identifier les freins et les leviers identifiés et examine la place de ce sujet dans le débat public, notamment à l’approche des élections municipales.
Les principaux enseignements :
- Le vivre-ensemble fait maintenant partie du duo des valeurs qui comptent le plus aux yeux des Français (49%, +7 points), derrière la liberté individuelle (51%, +4 points).
- Il est toujours considéré comme un bon projet pour la France (81%, +4 points), notamment parce qu’il semble garantir un cadre démocratique apaisé (78%). Une large majorité rejette l’idée qu’il constitue une idéologie néfaste (69%, -2 points) et 90% des Français estiment essentiel d’apprendre cette valeur dès le plus jeune âge (+5 points).
- Si ces indicateurs s’améliorent, les Français remettent toujours en question l’existence du vivre-ensemble en France, de manière générale (39%, +9 points) et se montrent particulièrement critiques s’agissant de la situation dans les grandes villes (34%, +4 points) et à Paris (31%, +4 points). En revanche, le vivre-ensemble est perçu comme davantage présent dans les zones rurales (66%, +8 points) et les villes de taille moyenne (51%, +6 points). À un niveau plus local, 58% des Français le jugent présent dans leur ville (+3 points) et 61% dans leur quartier (60%, -1 point).
- Cette année encore, un Français sur cinq se sent personnellement rejeté dans la société française actuelle (21%, -1 point). Le sentiment d’exclusion de la société française concerne encore plus fortement les minorités au sein de la société : les personnes non blanches (53%, -2 points), les personnes en situation de handicap (55%, -4 points), les minorités sexuelles de genre (57%, -3 points) et les personnes sans emploi (58%, -3 points).
- Tous les acteurs ne sont pas perçus comme contribuant avec la même intensité au développement du vivre-ensemble en France. L’école (51%, -2 points) – rappelant le rôle essentiel de l’apprentissage du vivre-ensemble – et les associations occupent le podium, qu’il s’agisse d’associations sportives et culturelles (51%, +4 points) ou caritatives et solidaires (50%, +9 points). En revanche, l’action des citoyens est en recul de 7 points cette année (38%).
- Aussi, lorsqu’on les interroge sur les éléments susceptibles de renforcer le vivre ensemble, les Français se positionnent d’abord sur des mesures en lien avec le milieu associatif. Plus de trois quarts d’entre eux considèrent que proposer des activités culturelles et artistiques accessibles à tous serait efficace (77%), tout comme les initiatives solidaires portées par des associations ou des acteurs locaux (77%), ou les espaces de rencontre et de convivialité ouverts à tous (76%).
- À l’approche des élections municipales de 2026, le vivre-ensemble apparaît comme un critère déterminant du choix électoral, quelle que soit la sympathie politique des personnes interrogées. 83% des Français déclarent que ce sujet comptera au moins un peu dans leur décision de vote, une attente particulièrement marquée chez les moins de 35 ans (89%), les personnes se déclarant issues d’une minorité (90%) et les sympathisants de la gauche (92%).
- Au-delà des programmes, les Français expriment également une forte attente à l’égard des élus locaux eux-mêmes. Une large majorité estime important que le maire incarne personnellement les valeurs du vivre-ensemble, tant dans sa manière de gouverner que dans ses prises de parole publiques (86%).
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