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Gary HamelCe conférencier international, qui enseigne à la London Business School, n’a de cesse de dénoncer les dérives de l’encadrement traditionnel. Auteur notamment de « La Conquête du futur » et de « La Fin du management », il est le fondateur du cabinet Strategos.

Vous dites souvent, Gary Hamel, que la bureaucratie est le plus grand obstacle des entreprises pour grandir et pour ­innover. Qu’entendez-vous par là ?

La plupart des grandes entreprises ont des fondements bureaucratiques. Les individus sont divisés en équipes, séparées entre elles par des couches de management. Chacun a une fonction précise, des compétences et des responsabilités strictement définies. A petite dose, la bureaucratie peut être une bonne chose, car les entreprises ont besoin d’un certain niveau de contrôle et de continuité, mais quand elle conduit à entraver la capacité et l’envie des employés à se dépasser et à innover, les conséquences peuvent être désastreuses.

A mesure que les entreprises grandissent, un phénomène que j’appelle « bureau-sclérose » émerge. De nouvelles couches de management sont ajoutées, les cycles de décisions deviennent plus longs, les règles prolifèrent. Toute velléité d’innovation et toute prise d’initiatives sont étouffées. Si cela ne change pas, si nous ne nous attaquons pas à la bureaucratie, les entreprises n’arriveront plus à susciter l’enthousiasme de leurs membres. Déjà aujourd’hui, des études – dont un sondage Gallup – suggèrent que seuls 13 % des employés se disent motivés par ce qu’ils font, et engagés pleinement dans leur travail.

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